Rachida Dati a-t-elle menti ? elle s'est inventé un MBA à HEC
Rachida Dati a-t-elle menti ? Normal me direz-vous puisqu'elle est du même bord que Decagny
Selon l’hebdomadaire « L’Express », la ministre de la justice s’est inventée un MBA obtenu à HEC. Si pour le moment aucune réaction n’est venue de l’Elysée, une telle révélation outre-Atlantique lui aurait sûrement coûtée sa place.
Rachida Dati reconnaît aujourd’hui que son diplôme n’a pas été validé, mais affirme avoir obtenu tous ses modules (ca reste à vérifier) . Elle évoque un différend avec HEC, toujours d’après le magazine l’Express. Les révélations du magazine suscitent des remous au sein du ministère de la justice qui dément formellement les propos tenus par la garde des sceaux. La ministre s’est déjà exprimée officiellement sur le sujet via la sortie d’un livre « je vous fais juge ». Ses propos sont limpides : « De là où je viens, on n’achète pas les diplômes, et de là où je viens, on a intérêt à être très honnête et à ne jamais tricher, à ne jamais mentir, parce que, si on le découvre, vous le payez très cher. La deuxième chance, vous ne l’aurez pas. »
Néanmoins, la polémique continue d’enfler dans les médias. Si le mensonge était avéré quelle serait la décision de Sarkozy ? Un président qui, on le sait, est très attachée au modèle américain. Or, aux Etats-Unis, le mensonge est gravement sanctionné. Prenons le cas de Bill Clinton, presque destitué de ses fonctions de président après avoir menti sur sa liaison avec Monica Lewinsky. Ou le récent scandale du sénateur Larry Craig, farouche opposant à la cause homosexuelle, et qui fut pris en flagrant délit de conduite inconvenante dans les toilettes d’un aéroport. Il démissionna sur le champ.
Enfin, dans les universités américaines, la tricherie aux examens est durement sanctionnée. Chaque étudiant doit signer une charte de bonne conduite interdisant la tricherie ou le mensonge sous peine de radiation. Un étudiant américain qui triche sur l’obtention de ses diplômes auprès d’un employeur sera non seulement viré sur le champ mais aussi passible d’une peine de prison.
L’image de Rachida Dati commence à se fissurer ces derniers mois. la garde des sceaux est loin de faire l’unanimité dans son équipe. L’autoritarisme de celle qui s’est présentée comme "chef des procureurs" irrite les syndicats.
Comme l’a révélé le site web du Point au mois de septembre, deux nouveaux collaborateurs, Jacques Carrère et Valérie Bonnard, ont quitté son cabinet, portant à sept le nombre des défections, depuis le départ de son premier directeur de cabinet, Michel Dobkine.
En ce qui concerne Rachida Dati, on ne doute pas de sa servilité à l’égard de Nicolas Sarkozy. Il est cependant étrange de voir ses collaborateurs la quitter les uns après les autres. Ainsi Michel Dobkine, beaucoup plus expérimenté, avec un CV long comme le bras et plus âgé qu’elle, a préféré partir comme le font les salariés du privé quand leur chef n’arrête pas de leur taper dessus pour trois fois rien. Son remplaçant jeta l’éponge au bout de quelques semaines, avant de prendre la porte à son tour. A ce rythme, il y aura des éliminés chaque semaine comme dans une vulgaire émission de télé réalité.
Rachida Dati est un pur produit Sarkozy, bombardée du jour au lendemain d’un rôle solitaire de gratte-papiers au sein du ministère de l’intérieur à celui de garde des sceaux. Elle a passé un peu de temps dans la magistrature mais pas assez pour avoir des bases solides. Elle n’a pratiquement aucun réseau ni connaissance dans le monde juridique. Elle ne semble pas non plus avoir la poigne d’une dirigeante, avec ce petit supplément d’âme qui lui permettrait de fédérer une équipe autour d’elle.
Chouchou de l’ex-couple présidentiel, on dit qu’elle se mettrait tellement de pression sur les épaules qu’elle se défoulerait sur ses collaborateurs, les contraignant à la démission.
Quasiment seule contre tous, chahutée par les magistrats, sa tâche de réformer les institutions juridiques va devenir très compliquée.