Motion sur les effectifs de la Police Nationale
Motion sur les effectifs de la Police Nationale
Intervention de Thomas DEPARDIEU
Président du Groupe socialiste
Le groupe socialiste soutient cette motion.
La forte augmentation, sur le plan national, des violences contre les personnes en 2003 (+7,3%) s’aggrave malheureusement au premier trimestre 2004, avec +10,07% selon les statistiques du ministère de l’intérieur.
Ces mauvais chiffres résultent des limites, des insuffisances et des effets pervers de la lutte contre l’insécurité conduite depuis deux ans.
Les prises de position récentes du nouveau Ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin sont d’ailleurs une critique en creux du caractère superficiel de la politique menée par Nicolas Sarkozy place Beauvau.
La réalité de cet échec apparaît aujourd’hui :
La fermeté ne s’exerce pas là où elle est la plus nécessaire, l’économie souterraine et les zones de non- droit n’ont pas reculé, la police de proximité a été remise en cause au profit d’une concentration des effectifs dans les grandes villes.
Alors que son prédécesseur a privilégié la facilité des effets d’annonce et des opérations spectaculaires au détriment d’une action en profondeur, toute la question est désormais de savoir si le nouveau Ministre de l’Intérieur s’attaquera à cette criminalité endurcie et disposera de moyens conséquents.
Pour les socialistes, la lutte contre l’insécurité dans tous ces aspects doit rester une priorité absolue.
Pour être efficace contre la violence, il faut à la fois mieux punir, mais aussi mieux prévenir.
Il faut donc plus de moyens pour la politique de la ville et toutes les actions de prévention, et de lutte contre les ghettos.
Il faut aussi plus de policiers dans les secteurs qui en ont le plus besoin, c’est le cas de Maubeuge.
Une fois de plus, avec tous les élus de la Sambre, nous appelons donc l’Etat à prendre ses responsabilités et à donner à notre territoire les moyens pour éradiquer les trafics de drogue et pour que notre population retrouve cette tranquillité et cette sûreté à laquelle elle a droit.
Je rappelle que cette sûreté est un droit naturel, inaliénable et sacré, reconnu par l’article 2 et 12 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et inscrite dans la constitution française dont le Président de la République est le garant.