Manifeste des élus pour défendre les services publics de proximité
Manifeste des élus pour défendre les services publics de proximité
Intervention de Thomas DEPARDIEU
Président du Groupe Socialiste
Le groupe socialiste soutient ce manifeste adopté par les présidents des associations d’élus locaux qui dénoncent les restrictions et restructurations des services publics de proximité.
En effet, l’action du gouvernement a des conséquences très nuisibles sur l’indispensable solidarité nationale garantissant l’égalité des citoyens devant leurs droits fondamentaux reconnus par la constitution de la Vème République. L’action publique n’est plus répartie équitablement sur le territoire national. Elle s’éloigne des citoyens, et ses moyens se réduisent.
Les services publics de proximité en danger sont tant des services d’Etat comme la santé, l’éducation, la sécurité, les postes, l’énergie, mais aussi les services publics assurés par les collectivités. En effet, la décentralisation version Raffarin est aussi passée par là.
Pourtant, depuis 1981 et les lois Mauroy- Defferre, le mot « décentralisation » était positif pour les élus comme pour les citoyens : il signifiait un mieux démocratique et un plus financier au niveau local. Désormais, avec le gouvernement UMP, la décentralisation est synonyme de démantèlement des services de proximité, de remise en cause de la péréquation entre les territoires et de transferts de charges sur les collectivités.
Le gouvernement poursuit une logique de casse des territoires et des services publics. Dans le cadre de la loi sur les responsabilités locales, la droite multiplie les transferts de compétences non négociés et non compensés sur la durée, en direction des collectivités.
La politique conduite par le gouvernement Raffarin met donc gravement en cause certains principes fondamentaux de la République. Il rompt avec l’idéal d’égalité auquel les élus socialistes et l’ensemble de nos concitoyens sont si attachés.
On le sait, cette politique aggrave durablement les difficultés des populations et des territoires les plus faibles.
Notre territoire, notre ville, notre population ont besoin d’une politique inverse de la part de l’Etat.
Nous avons besoin de mesures d’équité entre les territoires, et de soutien aux collectivités, qui nous permettrait de rattraper plus rapidement notre retard, grâce à un plan de renforcement des moyens financiers et humains pour l’ensemble des services publics de proximité, qui je le rappelle sont indispensables au progrès social et au développement de notre cité.