Première réponse de TF1 aux habitants des Provinces Françaises: entre "Cause toujours!" et "fermez- la!" : le sarkozysme dans toute sa splendeur!
Nous attendons toujours la réponse de TF1, mais ce dimanche dans l'émission de France 5 "Médias le Magazines" diffusée ce midi, Harry ROSELMACK a été interrogé par Thomas HUGUES sur la réaction des habitants des Provinces Françaises et de Rémi PAUVROS suite à son reportage la semaine dernière.
Ce soir dans "7 à 8", Harry ROSELMACK n'a même pas parlé du courrier du Maire de Maubeuge, pas un mot sur les habitants révoltés: Circulez, y a rien à voir!
Nous estimons que sa réponse est méprisante, et nous conforte dans l'idée que ce reportage était à charge contre le quartier pour servir différents intérêts.
Sur France 5, le présentateur nous a fait comprendre qu'il se foutait complètement de l'avis des maubeugeois et qu'il n'a pas l'intention de répondre à la demande de droit de réponse et de diffusion d'un nouveau sujet qui présenterait les Provinces Françaises dans sa réalité. Rétablir la vérité n'a pas l'air de l'intéresser.
M. ROSELMACK a pourtant expliqué que les banlieues sont souvent stigmatisés par les médias... mais c'était pour mieux vendre sa soupe. En effet, il a réalisé une "immersion" dans un quartier pour sa chaîne. Il faisait donc sa "promo". Outre le fait d'avoir été utilisées pour reparler d'insécurité dans un but électoraliste, il est clair maintenant que les Provinces Françaises ont également été victimes d'un plan commercial de TF1. C'est bien sur le dos des habitants de notre quartier, que TF1 se justifie et vend sa nouvelle émission.
Mais une nouvelle polémique est née. TF1 aurait payé des habitants de cette banlieue parisienne pour pouvoir y entrer. Ou leur faire dire ce qu'il voulait?
TF1 confirme donc son intention d'instrumentaliser les banlieues pour parler d'insécurité avec des méthodes qui n'ont rien à voir avec le journalisme. La chaîne propriété de l'ami du Président de la République a perdu tout sens déontologique.
Nous attendons aussi la réponse du CSA qui a été sollicité par le Maire de Maubeuge, pour apprécier l'indépendance de cet organisme vis à vis de l'Elysée.
Si Harry ROSELMACK ne répond pas aux habitants des Provinces, ni au Maire, et s'assoie sur la parole citoyenne, notons que cela ressemble pour beaucoup au comportement du Président de la République face à la révolte des élus locaux sur la réforme territoriale. Non seulement, il refuse de les entendre au congrès des maires, mais quand il les invite à l'Elysée, c'est pour leur dire qu'ils ont beau ne pas être d'accord, il continuera sa réforme sans rien modifier. Lui aussi, il s'assoie sur la parole citoyenne en l'occurrence celle des élus!
Pire, le Président n'a pas de parole. En effet, en 2007, il déclarait: "On ne réforme pas la France contre les élus locaux"; en 2008, il disaient aux élus locaux : "je n'imagine pas qu'un président de la République puisse s'exonérer d'écouter ce qu'ont à lui dire des maires de toutes tendances confondues"... Paroles, paroles...
Souvenez- vous aussi de Marie N'Diaye, prix Goncourt, qui avait critiqué fermement la France de Sarkozy, à qui un député UMP avait demandé de se taire.
Cette semaine, TF1, l'UMP et Sarkozy supportent de moins en moins la critique, et ont eu un comportement mettant en cause les principes fondamentaux de notre démocratie et ...semblent une nouvelle fois être d'accord !
Le sarkozysme c'est le rejet des principes de la révolution française, de la liberté en général. Toute critique, toute discussion de l'ordre établi est étouffée.
Oui, Mme N'Diaye, la France de Sarkozy est monstrueuse. Cette volonté de censurer l'expression des écrivains, la volonté de censurer la critique des citoyens, des téléspectateurs est une atteinte à la liberté. Tous les régimes totalitaires ont toujours d'instrumentalisé les médias, tenté d'intimider les artistes, pourchasser les étrangers avant de bâillonner les citoyens.
Nous sommes tous des Marie N'Diaye, libres de parole et de critique. Nous sommes tous des habitants des Provinces Françaises, libres de parole et de critique d'un reportage qui cache la vérité et porte atteinte à notre réputation et à notre honneur. Nous sommes libres de nous défendre et de demander réparation. Mais face à nous, un mûr! Celui des intérêts politiques et commerciaux.
Face à l'autoritarisme, face au pouvoir de l'argent, nous nous dresserons, et combattrons sans cesse.
Thomas DEPARDIEU