SERVICE PUBLIC

Nicolas Sarkozy a promis de refonder la fonction publique. Il confirme sa volonté de ne pas remplacer à terme un départ à la retraite sur deux. Il propose d’introduire une rémunération au mérite et que les « nouveaux entrants » puissent choisir entre le statut de fonctionnaire et un contrat de droit privé négocié de gré à gré. Cette innovation revient à en finir avec les principes de la fonction publique : neutralité, indépendance et recrutement par concours. Le PS dénonce un manque clair de vision pour l’avenir. Il faut être à l’écoute des fonctionnaires et des usagers afin de repenser notre système et moderniser l’Etat. La réduction des dépenses publiques n’est qu’un prétexte car le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux ne procurera qu’une économie annuelle de 800 millions d’euros qui est très éloignée des 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus favorisés.
- ENSEIGNEMENT
La Rentrée scolaire débute dans un climat morose. Nicolas Sarkozy n’a de cesse de réduire drastiquement le nombre des enseignants. Seulement quatre professeurs sur dix partant à la retraite seront remplacés dans les cinq années à venir. L’éducation nationale paiera le plus lourd tribut du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Comment croire que l’école reste une priorité de la nation quand on y consacre de moins en moins de moyens ?
Le nombre d’élèves par classe est important donc avec moins de professeurs, elles seront de plus en plus surchargées. D’autant plus, que la fécondité française est aujourd’hui la plus élevée d’Europe avec celle de l’Irlande. Cela signifie que, dans cinq à dix ans, nous manquerons de professeurs pour la nouvelle génération d’élèves.
Nicolas Sarkozy souhaite casser la carte scolaire ce qui ne peut qu’accroître
la concurrence entre les établissements et augmenter les inégalités entre les enfants et leur chance de réussir.