Compte-rendu du débat participatif « EDUCATION ET FORMATION »

Publié le par PS-Maubeuge

Compte-rendu du débat participatif « EDUCATION ET FORMATION »
Mercredi 24 janvier 2007 – 14h30/17h30
MAUBEUGE



1. Constats partagés au cours du débat

-La politique Ambition réussite se fait à moyens constants. Les moyens supplémentaires affectés aux collèges Ambition Réussite sont pris à d’autres collèges
- Les professeurs affectés dans de tels collèges ne sont pas formés à être référents
- Il faut installer des équipes d’enseignants cohérentes sur le long terme (au moins 3 ans) pour obtenir des résultats suite à la mise en place de projets particuliers.
-La déclinaison des politiques de l’Education nationale du Ministère s’avère souvent inefficace sur le terrain, faute de moyen et de concertation avec le terrain.
-Constat général de la suppression progressive des activités culturelles et sportives au sein des établissements.

Disparité/inégalités :
- Handicap : Manque de places en UPI et aujourd’hui beaucoup d’enfants handicapés doivent aller en Belgique
-La Disparités de moyens des écoles du fait de leur localisation doit être pris en compte par les collectivités et par l’Etat.
-la Libéralisation de l’école s’est installée partout : dans beaucoup de pays, les enseignants sont polyvalents : les participants sont unanimes : nous ne voulons pas de ce système.
-Il faut revoir le statut des personnels présents dans l’école et favoriser le retour du personnel d’encadrement.
-Mettre la laïcité est au centre des programmes.

Ecole et société
-Relation avec les écoles privés : souvent catholique, qu’en est-il des autres confessions - Les écoles privées doivent avoir les mêmes devoirs et donc l’obligation d’accueillir tous les enfants quelque soit leur niveau scolaire.
-Réformer la disposition qui oblige à payer pour les enfants de la commune qui sont scolarisés dans une école privée sur une autre commune.

Ecole et emploi
-Disparition de l’ascenseur social. Il faut notamment revoir le Système d’orientation qui ne fonctionne pas.
-Importance de la Formation tout au long de la vie



2. Causes de la situation actuelle

Grandes Explications

- Manque de dialogue social autour de l’éducation prioritaire
- Nombre d’enfants par classe trop élevé et mauvaise prise en charge des enfants en difficulté
-Prendre en compte les transformations de la société telles que l’éclatement des familles et des parents (la société s’est réorganisée, l’école doit en tenir compte).
-Surcharge de travail pour les élèves (semaine de 35h00 minimum) et le peu de place laissé aux activités culturelles créées une distance entre les élèves et l’institution. Revoir les rythmes scolaires.
- Les enseignants ne se reconnaissent plus dans leur statut et cherchent leur place dans la société. Forte demande d’être rassuré par le politique et restauré dans la confiance qu’on leur accorde.
- La formation dispensée par les IUFM est insuffisante et ne prépare pas à l’enseignement.

3. Propositions

Grandes Idées

-Mettre en place des cours de soutien gratuit le soir pour les enfants et accorder des moyens supplémentaires au soutien scolaire
- Rétablir le lien entre l’école et les associations d’éducation populaire
- Rendre l’école obligatoire dès 5 ans ; faciliter et généraliser l’entrée des tout petits dès 2 ans à la maternelle
-La Prise en charge des enfants handicapés doit être une priorité absolue du programme PS.
-Améliorer l’organisation et l’encadrement à l’école
- Revoir le statut des surveillants qui sont aujourd’hui des contrats d’avenir ou des contrats courts qui ne sont pas toujours adaptés à leur rôle important dans les collèges. Favoriser le recrutement de médecins scolaires/ conseillers d’orientation. Création de nouveaux postes Ex : orthophonistes.
-Baisser la durée des séquences à 45 minutes
-Revoir l’organisation du temps des enfants à l’école : Voir l’expérimentation du système des 4 jours...
-Revoir l’organisation des Conseil d’Administration des établissements afin d’impliquer tous les acteurs concernés. Ex : Le président du CA de l’établissement doit il forcément être le proviseur ou le principal
-Création d’un statut des parents afin de permettre aux parents de travailler de concert avec les professeurs.
-Favoriser l’accès à l’Education nationale à tous ceux qui souhaitent y apporter leur contribution (soutien scolaire, ouverture sur le monde du travail, activités diverses….)
-Renforcer le système de la formation professionnelle pour qu’elle puisse s’adresser de fait aux chercheurs d’emploi

4. Organiser la suite du débat, localement

Après 3h00 de débat intense, nous nous sommes rendu compte que nous n’avions pas assez de temps pour débattre de l’ensemble du thème prévu.
Les personnes présentes ont laissé leurs coordonnées et nous leur avons proposé de reprendre le débat lors d’un prochain rendez-vous. Les thématiques abordées seront l’orientation, la formation et l’université.

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C
Enseignant depuis 1989, j'ai toujours exercé dans des classes ou structures spécialisées (CLIS, RASED, IME...).<br />  <br /> <br /> L'avenir de ces enfants ? Le RMI...<br />  <br /> <br /> En effet, ils ne reçoivent durant leur scolarité aucune formation professionnelle. L'année de leurs 18 ans, on leur dit: "merci, mon p’tit gars et bonne chance".<br />  <br /> <br /> J'avais interpellé U.Battist à ce sujet lors d'un débat en 1997. Une dame (membre du PS) m'avait alors répondu qu'il valait mieux emmener ces enfants visiter des musées... (Sic), que l'école n'était pas faite pour former des futurs travailleurs, mais des futurs citoyens.<br />  <br /> <br /> Aujourd'hui la politique d'intégration des enfants handicapés a été motivée à l'origine par... Ségolène Royal qui a rappelé à de nombreuses reprises lorsqu'elle était encore ministre que "l'intégration des enfants handicapés dans le milieu scolaire ordinaire est un droit". Je signe des deux mains, mais :<br />  <br /> <br /> 1° Lorsqu'on parle d'enfant handicapé, on pense souvent enfant en fauteuil roulant. Il suffirait donc d'adapter les locaux pour permettre à chaque enfant handicapé de vivre pleinement une scolarité épanouie. La réalité est quelque peu différente. Si vous prenez la carte scolaire des CLIS (Classes d'Intégration Scolaire) dans le département du Nord, vous constaterez que ces CLIS accueillent majoritairement des enfants handicapés mentaux. De même la quasi totalité des projets d'intégration mis en place par la toute nouvelle MDPH concerne des enfants handicapés mentaux. Or, on n'a donné aux enseignants aucuns moyens afin d'intégrer ces enfants que ce soit humains (AVSI), financier, matériel ou même en formation supplémentaire afin de prendre en compte les difficultés d'apprentissage de ces enfants à besoins particuliers.<br />  <br /> <br /> Madame Royal est toute aussi fautive à ce sujet que l'actuelle majorité présidentielle, n'ayant jamais prévu à l'époque ces moyens supplémentaires en direction des écoles et des enseignants.<br />  <br /> <br /> 2° Il faut -enfin- prévoir et mettre en place une véritable formation professionnelle en direction de ces enfants à besoins particuliers. Ils ne feront jamais partie des 80% d'une classe d'âge qui obtiendra son bac (à ce sujet, je me suis toujours étonné qu'on ne parle jamais des 20 autres %).<br />  <br /> <br /> Je voudrais également évoquer un particularisme local en ce qui concerne les UPI. Je suis en effet tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne les manques en la matière sur le plan local. En effet, sur tout le Sambre-Avesnois il n’existe que 2 UPI (une au collège Jules Verne à Maubeuge, l’autre au collège d’Avesnelles), chacune ne pouvant accueillir que 10 élèves au maximum.<br />  <br /> <br /> Quoique… il en existe une troisième…, au collège Sainte Bernadette à Jeumont.<br />  <br /> <br /> Je trouve cet état de fait intolérable. Au-delà du problème du pourquoi de l’ouverture de ce type de structure dans une école privée, je peux vous affirmer que bien des parents du secteur de Jeumont refusent –à juste titre- l’orientation de leur enfant dans la dite UPI à cause des frais de scolarité et /ou l’aspect confessionnel. Résultat : l’enfant se retrouve en Belgique. De plus l’inspection académique du Nord a, la même année, refusé l’ouverture d’une autre UPI au collège Charles De Gaulle à Jeumont.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Ai-je entendu à l’époque un quelconque leader socialiste du val de Sambre s’insurger contre cela?<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Un dernier commentaire, plus politique…<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Lorsque vous écrivez : « - Les enseignants ne se reconnaissent plus dans leur statut et cherchent leur place dans la société. Forte demande d’être rassuré par le politique et restauré dans la confiance qu’on leur accorde. », il ne me semble pas que Ségolène Royal ait choisi cette voie.<br />  <br /> <br /> Posez vous donc la question de savoir pourquoi de nombreux enseignants votant traditionnellement à gauche s’apprêtent à voter François Bayrou. Et évitez les réponses toutes faites sur « l’imposture » des propositions de F.Bayrou. La véritable imposture, c’est le choix de Ségolène Royal en tant que candidate du P.S. Des trois candidats à l’investiture socialiste, elle était la seule à n’avoir aucun projet de société, aucune vision de l’avenir. Elle se contentait à l’époque de lancer de gros pavés dans la mare (l’encadrement des délinquants par l‘armée, la carte scolaire, etc…), tout en s’empressant de revenir en arrière lorsqu’elle constatait que son pavé faisait trop de remous. J’avais comparé l’automne dernier ses propositions  en matière d’éducation et d’enseignement à celles de DSK et de Laurent Fabius. Contrairement à ces deux derniers, Ségolène Royal ne proposait que des « mesurettes » visant à flatter un certain électorat.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Les militants P.S ont porté leur choix sur un « produit de marketing ».<br />  <br />
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