La campagne bat déjà son plein.

Publié le par PS-Maubeuge

La campagne bat déjà son plein.

Aujourd’hui, nous sommes tous, plus que jamais, depuis le 21 avril 2002 en résistance.

Oui, cela fait presque cinq ans que nous avons cette puissante envie d’aller devant les électeurs. Il s’agit d’engager la campagne victorieuse. Enfin, les citoyens vont pouvoir faire entendre leur voix. La droite doit recevoir, dans les urnes le jugement des Français. Enfin, la gauche va être en mesure de présenter son projet et de lever une nouvelle fois une espérance.

C’est un rendez-vous attendu depuis longtemps.
Il est temps, aujourd’hui, avec ce rendez-vous, de mettre un terme à la longue et interminable Présidence de Jacques Chirac, faite de malentendus, d’illusions, de promesses gaspillées, d’échecs et surtout d’irresponsabilité, de destruction sociale massive.
Il est temps de mettre fin à la dangereuse ascension de Nicolas Sarkozy. Déjà comme ministre de l’intérieur, il a mené une politique dévastatrice. Il est temps de l’arrêter.

Nous, nous devons pouvoir être capables de donner la possibilité au peuple de choisir l’émerveillement, nous devons être capables de changer la vie, de permettre à ceux qui souffrent de regarder l’avenir avec courage.


Chaque jour, dans notre territoire plus qu’ailleurs, c’est la pauvreté qui gagne du terrain
C’est l’insécurité qui est victorieuse, la peur du lendemain, de perdre son emploi, de perdre la solidarité nationale.

Alors oui, nous sommes en résistance et nous voulons en découdre car nous avons des valeurs à défendre, à protéger et à renforcer.

Nous allons avoir la possibilité d’agir fortement car l’année qui s’ouvre est une année fondamentale pour notre République, pour notre pays, pour notre région et notre département, pour la gauche et pour la politique en règle générale. Car nous avons le devoir d’assurer le renouveau du socialisme et à travers lui, de toutes les forces de progrès, les seules capables de résister et d’agir face aux sirènes du fascisme et du populisme, si dangereuses pour le pacte démocratique, fondement de notre société.

Alors, pour toutes ces raisons, il faut gagner. Il faut que la gauche gagne les élections présidentielles et législatives du printemps prochain. Il faut gagner, parce que c’est la condition du progrès, parce que c’est l’étape indispensable et parce que c’est le moment où notre pays peut retrouver la confiance et montrer à la droite qu’elle ne peut plus, impunément, continuer ce saccage.

Chacun, ici, est déjà engagé depuis plusieurs semaines dans la confrontation qui s’annonce. Je connais votre implication militante. Je mesure déjà la force même de notre mobilisation derrière nos candidats.

Alors oui, ensemble, nous devons tous résister, dire haut et fort, ça suffit, agir, se rassembler et avancer pour proposer une nouvelle alternative, une nouvelle politique, une nouvelle économie qui replace la femme et l’homme au cœur des préoccupations.

La France, à l’évidence, sera l’enjeu de la consultation du printemps. Elle n’offrira pas le même visage après 5 ans de politique de droite ou de gauche. Je ne dénie pas à nos adversaires –et au premier d’entre eux, Nicolas Sarkozy, de vouloir, sans doute de bonne foi, la prospérité de notre pays. Mais, je n’admets pas que l’on veuille à la veille d’un scrutin effacer les lignes, jeter la confusion, nier les responsabilités.
Et c’est pourtant la démarche du candidat de l’UMP qui voudrait convaincre qu’il a changé, comme dans un tour de passe-passe, comme s’il avait changé de passé, de présent, voire même d’identité. Alors, rappelons ce qu’il est.
Il est le candidat de la droite. Elle était là, rassemblée, Porte de Versailles. Toutes ses générations : il y en avait qui représentaient l’Etat UNR –c’est loin, UDR –quelques-uns encore, RPR -beaucoup, UMP -tous. Il y avait là toutes les familles de la droite : chiraquiennes –pour ceux qui, encore, exhibent cette appartenance, giscardiennes et surtout balladurienne. Convenons que c’était la revanche d’Edouard Balladur à la Porte de Versailles. Il y avait aussi tous les Premiers ministres de droite depuis 15 ans : Balladur-Juppé-Raffarin-Villepin. Aucun ne manquait.
Il est le candidat de la continuité, du pouvoir tel qu’il a été exercé depuis 2002, de toutes les décisions prises, de tous les échecs, de tous les reculs. Il est le candidat d’un chômage qui ne retrouve que son niveau de 2002 ; il est le candidat de la croissance inférieure de moitié à celle de la législature Jospin.
Il est le candidat d’un gouvernement qui a battu un triple record :
- Le record d’abord de l’endettement public qui atteint aujourd’hui près de 1 200 milliards d’euros ! Dois-je rappeler que lorsque Lionel Jospin a quitté Matignon, l’endettement public était de 835 milliards d’euros ; cela fait 300 milliards d’euros dus à la politique des amis de Monsieur Sarkozy.
- Le record du déficit commercial qui atteindra fin 2006, 30 milliards d’euros ; jamais ce chiffre n’avait été atteint, y compris pendant la période des années 70, en franc constant ou en euro constant, avec le triplement de la facture pétrolière.
- Le record de la violence aux personnes ; jamais dans notre pays, il n’y avait eu autant d’agressions sur les personnes. Les violences ont atteint, fin 2006, 20 % de plus que leur niveau de 2001. Il nous faut aussi évoquer les incendies de voitures qui avaient donné lieu à quelques exploitations un 14 juillet. C’est aussi le record : 43 000 en 2006 –fin 2001, même si c’était déjà beaucoup, on en était à 35 000.
Le candidat Sarkozy est le candidat de ces records-là.
Il est le candidat sortant, du pouvoir sortant, de la majorité sortante, de la politique sortante. Si bien que le « tout est possible » de Nicolas Sarkozy, c’est tout ce qui a été fait depuis 2002.
Mais, derrière la confusion des mots, car j’entendais hier le candidat de l’UMP parler de la sécurité professionnelle, de la valorisation du travail, de la moralisation du capitalisme et de la multiplication des promesses catégorielles, c’est la panoplie habituelle des conservateurs :
• Le bouclier fiscal, non content de l’avoir créé, il sera abaissé à 50 % ; ce qui reviendrait d’ailleurs à supprimer l’impôt sur la fortune ; ce qu’il a déclaré, c’est donc la fin de l’impôt sur la fortune.

• La baisse de l’impôt sur les sociétés sans contrepartie a également été proposée.

• La mise en cause de la progressivité de l’impôt sur le revenu avec la déduction sans plafond –c’est là le problème- des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une résidence ; ce qui permettra un taux zéro pour les plus favorisés d’entre nous.

• La taxation –car il faut bien trouver des recettes- supplémentaire sur la consommation ; ce qui a été annoncé n’est rien d’autre que l’augmentation de la TVA.

• La démolition des 35 heures

• La limitation du droit de grève

• Le contrat unique de travail
Bref, tout ce que demande le patronat le plus rétrograde et les clientèles de l’UMP. Tout est donc possible, enfin pour ceux-là.
Aux salariés, Nicolas Sarkozy demande de travailler plus. S’ils le pouvaient parfois, et notamment les chômeurs ! Mais aux rentiers, il leur demande de payer moins d’impôts ; je crois qu’il sera satisfait.
Enfin, la dernière confusion est celle maintenue entre le candidat de l’UMP et le Ministre de l’Intérieur. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy n’a pas changé ; il continue, il s’agrippe, il s’accroche ; il s’accapare tous les moyens de l’Etat, ceux que confère au Ministre de l’Intérieur la République ; sauf que c’est maintenant à un candidat dont on ne saura pas lors dans ses déplacements, de ses visites, de ses discours, à quel titre il s’exprime.
Il veut être le Président qui remet la morale au cœur de la politique. Comme Ministre de l’Intérieur, il y contrevient déjà largement. Dans une « démocratie irréprochable » ainsi qu’il le dit, peut-on à ce point mêler les genres, mêler les budgets et cumuler toutes les responsabilités (il est aussi Président du Conseil général des Hauts-de-Seine) ?
Et d’ailleurs, son engagement de ne pas modifier les institutions de la Vè République est l’aveu le plus clair. Son modèle, c’est le pouvoir personnel, l’accaparement des responsabilités, le cumul des mandats, l’opacité des modes de décisions. Bref, son modèle, c’est l’Etat UMP.
En ce sens, c’est un candidat dangereux. Dangereux par sa méthode –n’être responsable de rien ; dangereux par sa politique –ne récompenser que les gagnants ; dangereux par ses soutiens –ne compter qu’avec les puissants.
Mais, nous connaissons notre adversaire ; nous savons les forces et les moyens qu’il pourra mettre en œuvre. Il n’est pourtant pas notre seul adversaire. Il y a un ennemi plus dangereux pour la République. C’est l’extrême droite. Elle est engagée dans une manœuvre de banalisation facilitée par la droitisation de la droite ; une manoeuvre de séduction tous azimutes, y compris de catégories, de groupes, voire même de personnalités qu’elle stigmatisait il y a peu ; dans une manœuvre de dissimulation de ce qu’elle est : parti xénophobe allié au Parlement européen dans un groupe constitué des pires partis, qu’hélas, porte notre continent : les partis les plus nationalistes, les plus extrémistes, les plus xénophobes, les plus antisémites. L’extrême droite française y est effectivement à l’aise, puisque c’est son idéologie.
Le Front national est clairement dans une stratégie de deuxième tour. Cette menace n’est pas fictive ; je ne l’évoque pas pour justifier le vote utile. Cette menace s’est déjà produite. Elle n’est pas infondée quand 1 Français sur 4 dit pouvoir voter pour l’extrême droite : et ici, dans la Sambre, nous savons que c’est vrai !
Nul ne pourra désormais dire qu’il ne savait pas. Et, en même temps, nous devons vis-à-vis des électeurs populaires, des catégories les plus en difficulté, faire en sorte qu’ils retrouvent avec nous un espoir. C’est là la tâche du Parti socialiste en ce début d’année
Le risque, ce n’est pas seulement la colère, mais le repli sur soi, le retour des communautarismes, c’est l’égoïsme. Dans tous les cas, c’est l’affaiblissement du modèle républicain.

Aujourd’hui Le Pen, ne vous trompez pas, manie la propagande nationale socialiste comme personne en Europe, il assène la peur de l’insécurité qui engendre la mort et le repli sur soi ! Aujourd’hui, il est même relayé par la grande tradition populiste française, de poujade aux croix de feu, en passant par le gouvernement, qui méprise de manière ostentatoire la laïcité et fait se plier la République aux cris des religieux sans scrupules !

Alors nous connaissons tous les conditions de la victoire :
- un parti rassemblé, une gauche rassemblée autour de Ségolène, notre candidate, qui change la politique, qui écoute, propose, ce sont les moteurs du progrès,
- une campagne militante exceptionnelle car la lutte est sur tous les fronts : contre les illusions de l’extrême gauche et du centre droit, les malversations de la droite et l’obscurantisme de l’extrême droite
Nous devons ensemble ouvrir le chemin de la victoire, c’est notre désir d’avenir à tous, mais c’est aussi et surtout notre devoir.

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