Pour préparer le débat du 24 sur l'éducation.. quelques pistes 2

Publié le par PS-Maubeuge


Article de  Robert Gary-Bobo et Touria Jaaidane

La presse a récemment commenté des rapports d'inspection qui mettaient en lumière les criantes inefficacités dans l'emploi des postes d'enseignants du secondaire. Le ministre de l'Education a suscité les protestations des syndicats en annonçant la suppression de décharges de service apparemment injustifiées. Un climat de blocage perdure entre le gouvernement et les enseignants. Cette situation est devenue familière, mais il semble qu'on ait perdu de vue la tendance lourde qui la sous-tend. De quoi s'agit-il donc ?



La reconstitution minutieuse des grilles indiciaires des divers corps de fonctionnaires de l’enseignement public, depuis 45 ans, de l’école primaire à l’université, en passant par les lycées et collèges, révèle quelques faits surprenants, qui appartiennent à l’inconscient du débat public actuel, et qui expliquent peut-être quelques accidents politiques passés ou à venir. Après avoir crû en termes réels de près de 40% de 1962 à 1981, les traitements nets des enseignants du secondaire et du supérieur ont baissé de 20% en termes réels, entre 1981 et 2005. Plus précisément, il s’agit des traitements indiciaires associés à un échelon donné dans la carrière d’un certifié (ou d’un professeur des universités de seconde classe), par exemple, calculés hors primes.

Il y a donc fondamentalement une érosion lente du pouvoir d’achat des enseignants depuis 25 ans : cette baisse correspond en effet à un grignotage de pouvoir d’achat de 0,88% par an en moyenne.

Lire la suite : http://www.telos-eu.com/2007/01/salaires_ou_loisirs_il_faut_ch.php

Télécharger le document de travail :

LES TRAITEMENTS DES FONCTIONNAIRES FRANÇAIS, 1960-2004 :

LA VOIE DE LA DEMORALISATION ?

 

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