Conseil Municipal - 2nde partie -Texte du Groupe des personnalités

Publié le par PS-Maubeuge




EXTRAIT DU COMPTE RENDU
DU CONSEIL MUNICIPAL
DU 15 DECEMBRE 2006

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Intervention de Monsieur TRINCARETTO

Monsieur le Maire, chers collègues, merci de me donner la parole au nom du groupe des personnalités. Il y a peu, lors du débat d’orientation budgétaire, Messieurs DECAGNY et HERBEUVAL se sont exprimés. Pour le premier nous avons et je le cite, nous avons cité beaucoup de projets mais depuis cinq ans c’est pas brillant, pour le second l’exercice aurait pu être de distinguer le souhaitable, le possible, l’aléatoire et le fort probable, il y a une petite entorse au bon rythme ternaire de la rhétorique mais je pardonne volontiers à Monsieur HERBEUVAL.
Pour le premier nous avons l’impression que la cécité s’aggrave, pour le second nous aimerions savoir quelle partie du projet lui paraît souhaitable, possible parce que dans leurs réalisations, nous n’en doutons pas est du domaine du fort probable.

Mais ces quelques amabilités ne doivent pas nous faire oublier l’élément le plus lourd, souligné par tous aujourd’hui, des finances de la cité. Nous voulons parler de la dette et sa réalité chiffrée aujourd’hui, jour du vote du budget, est de 71 000 000 d’euros, soit 470 000 000 de francs, soit 47 000 000 000 de centimes.

Vous serez d’accord mes chers collègues, pour dire qu’elle ne s’est pas constituée en deux mandats et Monsieur HERBEUVAL l’a souligné aussi, qu’elle s’est installée insidieusement dans les comptes au décours de la catastrophe sidérurgique.

Mais balisons un peu le terrain :
En 1995, fin du mandat de Monsieur CARPENTIER, la dette représentait 270 000 000 de francs, j’arrondis un peu pour faciliter la compréhension, mais c’est très peu.
Fin 2001, fin du mandant de Monsieur DECAGNY elle grimpe à 370 000 000 de francs soit 37 % de plus.
Fin 2006 mandat de Monsieur le Maire, notre mandat, elle s’élève à 470 000 000 de francs, soit 27 % de plus.

Si vous comptez bien les deux derniers mandats ont ainsi alourdi la dette de manière identique environ et à peu de choses près, 100 000 000 de francs chacun. L’écart de 10 % du pourcentage, 37/27 pour une même somme, pour une même augmentation de la dette, représente en fait l’héritage que nous avons à gérer et que d’autres gérerons, nous sommes inclus bien sûr dans cette possibilité de gestion.

Les chiffres sont les mêmes, les méthodes, les objectifs et les résultats ont été quand même très différents.
D’abord, je dois remercier Monsieur DECAGNY, nous devons le remercier pour sa prévoyance, car en effet l’audit financier réalisé par le Cabinet KLOPFER nous a fait gagner un an, temps énorme pour un mandat sur un territoire en attente et rempli d’exigence, cela nous a permis de savoir d’où nous partions, de plus cette étude a été assortie de préconisations qui ont été respectées. Ainsi depuis cinq ans une méthode est appliquée dont l’objectif est simple, maîtriser ou atténuer les dépenses de fonctionnement pour dégager les marges en investissement, sachant que la dette s’alimente des emprunts en investissement et que les intérêts de leurs remboursements viennent en fonctionnement.

Ça paraît un peu compliqué, mais ça explique beaucoup de choses.
Parce que tout est là, on peut analyser les finances de façon linéaire, en prenant groupe par groupe, la réalité s’est une résultante et la résultante de toute cette complexité.

Autrement dit nos finances ne nous permettent pas d’investir sans emprunter, la relance sans l’emprunt est indispensable si nous voulons à terme en finir avec ces difficultés. Telle était l’équation. Vous parliez de « papier collé », je dirais plutôt que si on fait du copier coller, eh bien effectivement depuis des années, ce budget qui est présenté d’année en année ressemble au précédent pour une raison qui est simple, c’est qu’il y a une méthode qui a été mise en place et qu’elle est suivie.
Ainsi Monsieur le Maire et l’Adjoint aux finances, par ailleurs président du groupe des personnalités ont établi quelques garde-fous. En mairie par exemple, l’application de la M14 dont le mérite est de distinguer clairement le fonctionnement de l’investissement et d’en assurer les suivis au jour le jour. En mairie, un contrôle réalisé par le Cabinet Klopfer qui continu à nous accompagner, qui continu à faire des préconisations et aussi un contrôle des services de l’Etat avec notamment les alertes possiblement prodiguées par la trésorerie générale.
Sur ces bases, nous avons élaboré un programme pluriannuel d’investissements, ce qui effectivement peut surprendre, ce qui effectivement fait que la présentation du budget est à peu près identique d’année en année, mais un programme pluriannuel d’investissements qui prend en compte notre programme de campagne et les contraintes découvertes lors de notre installation et progressivement, sereinement de « papier collé en papier collé », nous menons à bien ce qui a été promis aux habitants de MAUBEUGE, avec quelques recommandations qui ont été respectées.

La pression fiscale n’a pas été augmentée, la dette a été renégociée et surtout les subventions, qui ne peuvent s’obtenir sans un énorme travail de dossiers, ont vu leurs proportions s’inverser, passant de 25 % à plus de 60 %.

En terme clair, cela signifie que là où un investissement de 100 € est fait, la part ville est désormais de 40 € au lieu de 75 €, autrement dit avec les mêmes 100 000 000 de francs d’alourdissement de la dette par l’emprunt, nous pouvons compte tenu de cette inversion, mécaniquement faire plus.

Qu’en avons-nous fait ?
Qui n’a constaté que la ville s’embellit, les places sont refaites, quitte à couper quelques marronniers.
Qui ne sait dans quel état nous avons trouvé les écoles, réparations et entretiens sont permanents.
Qui ne connaît désormais le nombre de logements neufs en construction, qui devra augmenter le nombre de foyers fiscaux et qui montre que l’attractivité de la ville est en hausse auprès des investisseurs.
J’arrêterai ici l’énumération qui pourrait être pesante, pour dire quoi ? que ces investissements sont productifs, qu’ils étaient souhaitables, qu’ils étaient possibles, qui n’ont rien d’aléatoire et qu’ils sont bien là, dépassant le programme.

Alors que de 1995 à 2001, 100 000 000 de francs ont été dépensés, sans les garde-fous que nous nous sommes imposés, la M14 par exemple n’était pas appliquée et où sont les investissements productifs qu’auraient permis la TP de MCA, pour la kangoo, et la recherche acharnée et l’utilisation plus importante des fabuleux crédits européens.
Notre majorité a été taxée d’angélisme, de laxisme, de paresse, aujourd’hui de mensonge, cet exposé montre, nous le pensons que dès 1995 ces défauts étaient dans un autre camp, la dette nous en sommes persuadés ne pourra disparaître sans que l’image et l’attractivité de notre territoire ne soient transformées radicalement. Image et Attractivité sont indispensables à la reprise de la vitalité économique.

Donner tort à la réalité est une faute, ce budget tient compte des réalités parce que les objectifs répondent aux contraintes du nécessaire et nous ne doutons pas que le travail réalisé par notre adjoint aux finances paiera sur le long terme et que les objectifs fixés par notre maire laisseront à nos enfants une ville en reconstruction. Et bien entendu le groupe des personnalités votera ce budget.

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