conférence de presse du comité local contre la privatisation de la poste

votant massivement NON au projet gouvernemental.
Résumé de la conférence de presse du comité local contre la privatisation de la poste
Le Parti Socialiste : La poste remplit un rôle très important auprès de la population.
Depuis 2002, 6000 bureaux ont été transformés et 50000 emplois supprimés, ce qui pause des problèmes notamment de fonctionnement, de retard dans les courriers. A l'Epinette par exemple, la poste avait décidé de fermer son bureau. C'est la municipalité qui a relayé. Si aujourd'hui elle se transforme en société anonyme, la municipalité ne pourra plus assurer et les bureaux de proximité vont disparaitre.
Un collectif national, qui se décline à tous les niveaux locaux, met en place une votation citoyenne contre la privatisation de la poste. Ce collectif est constitué de partis politiques, de syndicats, d'associations. Et toute la semaine, en particulier le 3 octobre nous vous invitons à vous exprimer sur cette privatisation.
On a déjà constaté, lors de passage de services publics en société anonyme, une augmentation de tarifs, une diminution de la qualité de services et des suppressions de postes.
Notre collectif représente une cinquantaine d'organisations. Il organise un referendum sur la privatisation de la poste. Nous appelons à voter contre la privatisation et en même temps nous leur donnons la parole à tous. Chaque citoyen aura la possibilité de s'exprimer. Sur le territoire nous avons déjà mis en place des bureaux de vote.
CGT : Les conditions de travail à la poste sont lamentables . Nous participons évidemment à l'action menée dans le collectif mais nous intervenons et organisons les votes beaucoup plus dans les entreprises. Les gens semblent très concernés, il y a une grande motivation par rapport à la poste.
SUD : La Poste, c'est le patrimoine des français, c'est un monument, un modèle social, c'est même le modèle français de service public. Pour reprendre une réalité, pour les personnes âgées, le facteur est parfois le seul lien social. En discutant avec les gens on s'aperçoit que la poste est très présente dans la vie de chacun, et ils se sentent concernés. Il faut se mobiliser, la poste ne doit devenir privée.
FO : Nous n'avons pas attendu cette votation pour se rendre compte qu'il y a un malaise. On peut parler de France Télécom, la poste suit le même chemin, et l'organisation qui s'en suivra risque de créer les mêmes conséquences. Ce qui est regrettable actuellement est que certaines personnes pensent qu'aujourd'hui la poste sert mal. Il faut reprendre un peu l'historique : il y a quelques années, la réorganisation de la poste a commencé a détruire cette grande institution. On espère aujourd'hui que suite au résultat de la votation les citoyens seront entendus, mais si on prend l'exemple des retraites, on sait que ce gouvernement n'écoute personne. Aujourd'hui il faut se donner à fond.
CLCV : La poste est le seul service public de proximité, puisque chaque facteur rentre chez chaque citoyen. Sur le plan local nous sommes extrêmement bien reçus, les gens sont très réactifs, il y a même des gens de droite qui voteront NON pour la privatisation. L'intérêt de ce service public de proximité pour la population est que c'est l'égalité des citoyens face à un service rendu. Quelque soit le lieux, vous avez le même service rendu avec le même prix.
L'intérêt du referendum est l'expression populaire, le gouvernement ne pourra pas nier la réalité, et devra écouter ce que pense le peuple français.
Les VERTS : Nous avons rejoint le mouvement il y a 6 mois. Au-delà du système qui est mis en place pour casser le service public depuis l'arrivée de ce gouvernement, c'est d'essayer de maintenir les acquis d'après guerre, de manière à ce que chaque citoyen français, où qu'il soit puisse avoir le même service public. C'est également ce qu'on retient de cette logique de rentabilité sur les services, en les privatisant dans un premier temps, ne faisant apparaitre qu'une logique comptable, on éloigne le service public du citoyen. La poste est un patrimoine français, ca fait parti du terroir. C'est un symbole. Le gouvernement s'attaque à ce symbole. Il faut noter aussi que la poste est la seule "Banque publique" à ne pas avoir trempé dans la crise financière. Ce referendum va permettre aux citoyens de se prendre en charge et de donner leurs avis. Il y a d'autres exemples en Europe qui ont démontré que la privatisation de services publiques ont conduit à la faillite : la poste en Grande Bretagne.
FSU : La destruction des services publics de proximité détruit aussi la possibilité qu'ont les gens de se transmettre les savoirs, nous sommes touché de plein fouet, le nombre de contractuels employé par le service de la poste a basculé en pourcentage par rapport au nombre de titulaires. Nous savons bien que lorsqu'on parle de rentabilité les tournées pour les facteurs seront de plus en plus difficiles avec des contraintes de plus en plus difficiles, et tout ça retire l'humanité qui n'existera plus dans l' entreprise.
Par exemple dans l'éducation nationale aussi, il y a un recadrage complet , sur la façon de travailler, les enseignants ne sont plus concepteur de leur métier. Nous sommes ici dans la réalité, les gens s'aperçoivent de cette dérive et il faut en discuter pour véhiculer d'autres valeurs et faire remonter une humanité en France. Les gens se plaignent, n'osent plus se plaindre et nous nous allons leur donner la possibilité de le faire. Le fait que nous soyons une cinquantaine d'organisations prouve que c'est important.
Ferrière la Petite : un exemple historique, vers la fin des années 70 afin de garder la poste le Maire de l'époque avait modernisé le bureau sur les fonds municipaux. Début des années 2000 afin de rentabiliser le service public la poste a diminué les prestations, notamment les heures d'ouverture. Il y 6 mois, elle a fermé le bureau de la commune, en demandant à celle-ci de maintenir un point postal, ce qui a été fait au nom de la solidarité. Aujourd'hui le gouvernement veut privatiser la poste en demandant à une petite commune d'assurer un service, le service de la poste qui sera par la suite détenu par les capitaux .
Au nom de quoi on demande à une collectivité territoriale d'assurer une prestation dont les capitaux seront détenus par des actionnaires ?
DIVERS
Notre démarche est moins difficile car les gens se sentent vraiment concernés. Cela touche tout le monde et pas uniquement les syndicats et partis politique. Les services publics sont aujourd'hui les seuls remparts face à la crise, si nous ne sommes pas entendus nous seront menacés.
Les services publics représentent la classe moyenne, les détruire est un crime contre la démocratie