SOUTIEN AU COLLECTIF ENSEIGNANT POUR LA SAUVEGARDE D’UNE ECOLE DE QUALITE EN SAMBRE AVESNOIS

Publié le par PS-Maubeuge

LES SOCIALISTES MAUBEUGEOIS SOUTIENNENT LE COLLECTIF ENSEIGNANT POUR LA SAUVEGARDE D’UNE ECOLE DE QUALITE EN SAMBRE AVESNOIS

Au mois de février, à l’initiative du comité de la 23ème circonscription, un collectif pour la sauvegarde de l’enseignement en Sambre Avesnois s’est mis en place. Des réunions hebdomadaires ont permis, dans un premier temps, la mobilisation de plus de 500 manifestants le 3 mars. Dans un second temps, ces rencontres ont eu pour objectif la mise au point d’un argumentaire pour que le rectorat reconsidère sa position.

Le lundi 29 mai 2006 à eu lieu une réunion au réunion au rectorat avec le Secrétaire Général du rectorat M. Gaignaire et l’inspecteur d’académie M. Charlot.

Demande :

- Zéro suppression
- Collectif Budgétaire pour l’académie de Lille et traitement spécial pour la Sambre Avesnois
- Transformation des heures supplémentaires/ année en heures/poste.

Délégation : 11 personnes.

3 représentants des parents
5 syndicats : SNEP – SNUIPP – FO – SGEN-CFDT - CGT
3 Elus :
.... - Rémi Pauvros Maire de Maubeuge – Vice-président du Conseil Général du Nord
....- Madame HANFF, Adjointe à la Culture Mairie de Aulnoye Aymeries
....- François Louvegnies – Maire de Trélon UMP

Constat :

- Les postes d’enseignants supprimés dans le bassin représentent 11% des 636 postes que perd l’académie alors que la baisse démographique de notre bassin ne représente que 7,5% de la baisse académique
- Sur les 2200 postes supprimés sur le territoire français, l’académie de Lille subit 30% de ces suppressions pour une diminution de 20% des élèves
- Depuis 2002 : 3568 postes supprimés dans l’académie de Lille
- 2006, académie de Lille : baisse de 7300 élèves, 636 postes supprimés soit 1 poste supprimé pour 11 élèves alors que dans le primaire : + 1000 élèves et seulement 8 postes supplémentaires soit 1 poste en plus pour 125 élèves
- Le taux de chômage dans notre bassin est en moyenne de 16,1 % avec plus de 20% à Maubeuge et à Fourmies contre 10% en moyenne au niveau national.
- 5000 départs en retraite programmés dans les 5 prochaines années sur notre territoire. Décision complètement illogique de supprimé certaines filières spécialisé alors que les employeurs vont avoir besoin de main d’œuvre.


Argumentation

- Les élus représentent le territoire et sont garant de la continuité du secteur éducatif. Il n’est pas acceptable que le rectorat décide de faire des coupes sombres au niveau des effectifs d’enseignants sans que les Maires soient consultés et se voient imposer de la sorte une baisse qualitative et quantitative du niveau d’éducation.

- Les municipalités investissent des moyens considérables sur leur territoire au niveau humain et financier pour adapter les écoles à un enseignement moderne. De plus les villes investissent lourdement dans les bâtiments scolaires. EX : la ville de Maubeuge va investir pour 2006 : 449 000 € pour les écoles de la commune auxquels il faut ajouter les travaux en régie tout au long de l’année. Ces efforts participent à donner une image attractive, positive de l’école publique ce qui permet d’éviter la fuite massive vers l’enseignement privé.

- Les élus, représentant de la population relaient la volonté ferme des parents de voir maintenir la scolarisation des enfants dès 2 ans.
En effet, la scolarisation des enfants est une responsabilité de l’Etat et ces charges ne peuvent être indéfiniment reportées sur les communes (garderies, préscolarisation).

- Il est nécessaire que la préscolarisation se fasse dans le cadre du service public et de refuser de s’en remettre aux initiatives privées, toujours payantes, donc inaccessibles aux plus démunis, avec le risque d’aggraver les inégalités entre les familles. L’école doit continuer à jouer son rôle de service public permettant l’égalité des chances.

- Le territoire de la Sambre Avesnois à beaucoup souffert. Aujourd’hui, une nouvelle dynamique emporte le territoire. Elle doit s’appuyer en particulier sur la jeunesse et l’école. Pour de nombreuses familles démunies et touchées par le chômage, l’école est la seule porte de sortie. La réduction des moyens réduit substantiellement cette dynamique.

- La Sambre Avesnois est un territoire au passé ouvrier riche. Le Conseil Régional a bien compris l’intérêt du savoir faire existant en investissant dans des machines outils pour les BTS industriels. De même, notre territoire aura besoin d’emplois qualifiés dans les 10 années à venir suite au départ à la retraite des enfants du baby-boom. La suppression des postes et la fermeture de certaines filières va à l’encontre de l’effort du Conseil Régional et ne répond à aucune logique en terme de réduction du chômage.

- Il faut sortir de la logique comptable et tenir compte des spécificités socio-économiques du territoire par la suspension des suppressions et en favorisant, via des Etats généraux, une politique de l’éducation dans le bassin.

Argumentation du collectif enseignant


a) Tenir compte de la mobilisation des parents, des enseignants et des élus

Cette mobilisation s’est traduite par la « journée morte » du vendredi 3 mars (très suivie par les parents et les enseignants dans les établissements très touchés : Lycées, collèges et enseignement du premier degré) et par une manifestation qui a réuni 5OO personnes dans les rues de Maubeuge.
Cette mobilisation a été continue (pétitions, interpellation de l’Inspection, du Rectorat, réunions de parents, d’enseignants et d’élus).

b) Dotation horaire globale des établissements : surdité de l’administration

Surdité de l’Administration : pas de dialogue dans les Conseils d’Administration ; pas de pouvoir des parents, des enseignants et des élus sur les décisions (en particulier, sur la plus importante : la DHG –dotation horaire globale).
Ni leurs positions dans les CA ni leurs mobilisations ne sont prises en compte (effet nul des rencontres avec l’inspection académique –collèges de Landrecies et de Solres-le-Château) et avec le Rectorat (Lycée et LP Pierre Forest).

c) Nécessité du maintien des classes et des écoles notamment dans les petites communes rurales

- Pour la mixité sociale
- Pour la vie même des communes

d) Nécessité de donner plus à un bassin parmi les plus défavorisés de l’Académie de Lille qui est elle-même défavorisée

Information donnée lors de l’Intersyndicale du samedi 6 mai à Lille : confirmation que les bassins de Roubaix et de Sambre Avesnois sont les plus touchés socialement et économiquement. Ce sont aussi ceux où l’on prévoit le plus de suppressions.
Il est clair que les dotations ne sont pas à la hauteur des besoins :
-
Prendre exemple sur le Conseil Général le conseil Régional ont maintenu leurs subventions pour les collèges et lycées malgré la baisse démographique
- Prendre exemple sur les municipalités qui font un effort considérable pour l’éducation

e) Maintenir et même donner plus de moyens pour que l’enseignement public reste attractif et ne soit pas mis en concurrence avec l’enseignement privé (qui a une plus grande liberté de manœuvre et peut même exiger des moyens à égalité avec l’enseignement public)

- Nécessité de valoriser et soutenir, par une politique plus généreuse en matière d’éducation, l’effort de tous les acteurs locaux, en particulier des élus
- Initiatives variées dans l’arrondissement, unité des élus autour de la redynamisation du Bassin ; Prospective dans la perspective du remplacement de la main d’œuvre consécutif au départ des baby-boomers
- Nécessité d’arrêter les suppressions de filières techniques (en particulier industrielles) alors que le Schéma Régional des Formations est en cours d’élaboration et qu’il fixera les besoins au niveau des entreprises
- Même si certaines filières semblent délaissées, les quelques élèves qui suivent les formations trouvent à s’employer. Par ailleurs, les projets de renforcement de l’information en matière d’orientation dans le cadre du Schéma régional des formations pourraient modifier la situation et rendre les filières techniques industrielles plus attractives
- Renoncer à la réforme de l’éducation prioritaire qui prive de moyens certains établissements et secteurs en grande difficulté (ex. Fourmies, Maubeuge) pour les donner à d’autres secteurs et établissements

f) Maintenir les filières industrielles dans le bassin :

- La suppression de sections techniques alors que se met en place au niveau régional un Schéma des Formations qui peut changer la donne et rendre les formations techniques aujourd’hui délaissées plus attractives ; un schéma des formations qui devrait tenir compte des prévisions d’emploi dans le Bassin et au-delà, en particulier liées aux départs en retraite dans les années à venir
- La suppression de sections techniques industrielles liées à la vocation du Bassin de Sambre-Avesnois, à savoir l’industrie métallurgique (nous sommes encore, malgré la crise, le Bassin le plus industrialisé) alors que les employeurs locaux ont encore des besoins de main-d’œuvre dans ces spécialités, comme en témoignent des courriers d’employeurs (par ex. section de dessin industriel supprimée il y a quelques années au Lycée Pierre Forest)
- La suppression de sections techniques sans perspectives de remplacement. On supprime, on ne crée rien. Où vont les élèves ?
- L’affaiblissement de l’enseignement public empêché de remplir sa mission de proximité et d’offre la plus large possible
- La négation des problèmes spécifiques du Bassin (même si nous savons que d’autres bassins souffrent des mêmes maux) : taux de chômage qui atteint parfois les 3O %, familles en difficulté financière, niveau d’éducation jugé insuffisant par toutes les enquêtes, la faible mobilité des jeunes de certains milieux qui exigerait des possibilités de formation de proximité…

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article