Baromètre Politique Français (2006-2007)

Publié le par PS-Maubeuge

Baromètre Politique Français (2006-2007)

Je ne saurais que trop vous conseiller la lecture de cette étude réalisée  par CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po et le  Ministère de l’Intérieur. Evidemment chaque sondage est à prendre avec précaution. Je vous livre cependant ici le chapitre 3 : "les principaux enseignements de l'étude"  pour le reste
cliquez ici 

La première vague d’enquête du Baromètre Politique Français fournit de précieuses indications sur
l’état de l’opinion hexagonale à un an du prochain scrutin présidentiel.
En première approche, on peut dégager une série de quatre enseignements :

- Le primat des préoccupations socio-économiques. Cette enquête met clairement en exergue
dans la hiérarchie des préoccupations des Français la place centrale occupée par les thématiques
économiques et sociales, au premier rang l’emploi mais également les inégalités et le pouvoir
d’achat. L’enjeu sécuritaire si présent dans la dernière pré-campagne présidentielle apparaît
(provisoirement) beaucoup plus en retrait. En lien avec ce contexte de crispation sur les
thématiques économiques et sociales, la majorité des Français interrogés considère vivre
difficilement avec les revenus de leur foyer.

- Un pessimisme marqué. Venant confirmer des données issues de récents baromètres1 de
l’Ifop, le sentiment de pessimisme structure fortement les attitudes et les opinions. Se fait jour à
la fois un pessimisme ressenti personnellement pour ce qui concerne l’évolution de la situation
économique de la France et un pessimisme de « projection » par rapport à la jeunesse. Plus des
trois quarts des personnes interrogées considèrent en effet que les jeunes générations auront
moins de chances que leurs parents dans la société française de demain.
Au coeur de ce pessimisme, réside deux dimensions :
* La perception désormais bien enracinée dans l’opinion que la France est en déclin,
notamment pour ce qui concerne les secteurs les plus proches des préoccupations
quotidiennes des personnes interrogées : pouvoir d’achat, école et université ainsi que le
système de santé. Seules la recherche et l’innovation d’une part, le rayonnement culturel
d’autre part échappent à cette morosité
* Une vision malaisée de la mondialisation. Celle-ci est appréhendée par une majorité
relative de Français sous l’angle de la menace pour l’hexagone. En outre, la gestion
escomptée du phénomène de la mondialisation révèle une opinion divisée entre l’attente
d’une ouverture sur le monde et la demande de protection.

- Une défiance à l’égard du politique et de l’action gouvernementale. Signe spectaculaire de la perte de repères des Français interrogés, une très forte majorité d’entre eux déclare ne faire
confiance ni à la gauche, ni à la droite pour gouverner le pays. La part des interviewés parvenant
à distinguer positivement l’un des deux pôles du champ politique est strictement équivalente
entre gauche et droite (15%).
Découlant de ce désenchantement et amplifiées par le contexte des mobilisations anti-CPE, les
perceptions associées à l’action gouvernementale s’avèrent majoritairement négatives et
marquées par un net clivage gauche-droite.

- Une avance sérieuse prise par Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. A un an du prochain
scrutin présidentiel, ces derniers bénéficient en terme de potentiel électoral d’une avance
sérieuse sur les autres candidats ou prétendants à l’investiture de leur formation politique.
Nicolas Sarkozy devance nettement Dominique de Villepin, Ségolène Royal les autres candidats
socialistes. Au-delà de leur très forte capacité à rassembler leur camp, ces deux personnalités se
distinguent par l’attribution de qualités jugées essentielles dans la perspective de 2007 : la
stature présidentielle, la capacité à comprendre les problèmes des citoyens et à changer.
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Publié dans National

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