Ce qui est (vraiment !) honteux et intolérable
Ce qui est (vraiment !) honteux et intolérable
Dernièrement la droite locale s’est offusqué des propos de Thomas DEPARDIEU, les qualifiant de honteux et intolérables.
Nous tenons à remettre cette droite face à ses responsabilités.
Revenons aux réalités et aux problèmes les plus graves que rencontrent les maubeugeois et tous les français à cause du gouvernement de droite.
En ce mois de janvier 2009, ce qui est honteux et intolérable c’est bien de soutenir la politique de Nicolas SARKOZY.
Comment peut- on encore soutenir une politique qui a provoqué :
La plus forte augmentation du taux de chômage :
Fermetures d'usine, plans de restructuration, licenciements, depuis le mois d'octobre, pas un jour ne passe sans que soit annoncé un plan social ou une mesure de chômage technique.
Les chiffres du chômage qui viennent d’être rendus publics sont particulièrement alarmants : avec 64 000 demandeurs d’emplois en plus, notre pays vient de connaître la plus forte hausse du chômage de toute son histoire. En quatre mois, 160 000 chômeurs sont venus grossir les rangs de l’ANPE.
La crise aujourd'hui, c'est 2 millions de chômeurs et beaucoup plus de vies bouleversées.
La démolition de notre système de santé :
Les hôpitaux publics sont asphyxiés par des années de restrictions budgétaires et peinent à assurer leurs missions. La franchise médicale, la fin du remboursement de nombreux médicaments et la hausse des complémentaires de santé au 1er janvier ont des conséquences dramatiques pour la santé des français.
A l’heure où la crise appelle à un retour de la régulation et des services publics, à l’heure où les inégalités dans l’accès aux soins se développent, la droite n’a qu’un objectif : faire de la santé une marchandise comme une autre. Contre toute logique sanitaire, contre tout bon sens économique, un plan social déguisé portant sur au moins 20 000 postes à l’hôpital public est en train de s’imposer aux acteurs de santé, aux personnels hospitaliers, aux élus et aux Français.
Aujourd’hui, l’étranglement financier délibéré des établissements hospitaliers conduit à un déficit annuel et subi de près d’un milliard d’euros sur l’année.
La poursuite de la baisse du pouvoir d’achat :
Celui qui s’appelait lui-même le président du pouvoir d’achat a complètement abandonné les français : illustration par deux exemples
Suppression de la demi-part dont bénéficient les parents isolés : deux poids deux mesures, au détriment du plus grand nombre !
Les socialistes se sont opposés à cette suppression par le Sénat, qui pénaliserait très sensiblement les 4,3 millions de ménages qui ont bénéficié de cette demi-part supplémentaire en 2007, la mesure étant estimée à 1,7 milliard d’euros pour 2009 !
Alors que son plan dit de relance fait l’impasse sur le pouvoir d’achat, le Gouvernement cherche encore à s’en prendre au pouvoir d’achat du plus grand nombre, commettant ainsi un contresens économique.
La baisse du pouvoir d’achat des retraités
Le gouvernement FILLON reconnaît que les 13,5 millions de retraités sont en train de perdre du pouvoir d’achat.
Cette reconnaissance traduit trois constats :
• La réforme FILLON de 2003 est un échec social et financier ;
• Le regain d’inflation est une réalité que les projets de budget et de financement de la sécurité sociale votés à l’automne n’ont pas anticipée ;
• Il y a bien chute du pouvoir d’achat pour tous les retraités et progrès de la pauvreté pour un nombre croissant d’entre eux.
Des atteintes graves aux libertés individuelles et collectives :
La Cour européenne des droits de l’Homme a épinglé la France à trois reprises sur les conditions de reconduite des étrangers aux frontières et sur les conditions de détention. Le fichier Edvige, la liberté de la presse menacée, l’audiovisuel public est mis au pas.
…
Ce qui est honteux et intolérable, c’est que face à cette situation, M. SARKOZY ne se remet pas en cause :
La gravité exceptionnelle de la crise économique attestée par les nouveaux chiffres contraste avec l’extraordinaire faiblesse du plan de relance de la France. Avec seulement 4 à 5 milliards d’euros de crédits nouveaux et l’absence quasi totale de mesures de soutien au pouvoir d’achat, il n’est en rien susceptible de faire repartir notre pays dans le bon sens.
Prenons l’exemple de l’industrie automobile :
Alors que les ventes de voitures ont plongé de 16% en décembre, le gouvernement multiplie les discours d’autosatisfaction sur les prétendus effets de la prime à la casse et du bonus-malus pour l’activité du secteur automobile.
Ces dispositifs, qui peuvent avoir une utilité immédiate, ne sont nullement à la hauteur de la crise qui frappe cette industrie.
Parce qu’ils profitent quasi-exclusivement à la vente de véhicules de gabarit réduit, ils n’améliorent pas durablement la situation des constructeurs qui disposent de stocks massifs de véhicules moyens et haut de gamme.
Mais surtout, revenons à une échelle de valeur que ne possède pas la droite locale :
En effet, ce qui est le plus honteux et intolérable en ce début d’année, c’est la guerre en Palestine.
Le Parti socialiste dénonce cette guerre et participe à la mobilisation de l’opinion publique pour appeler au cessez le feu.
Par contre, la droite locale n’a pas l’air d’être concernée par ce conflit qui provoque chaque jour la mort d’innocents.